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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 11:00

 

  Nous vivons en des temps troublés où les avancées technologiques entraînent des bouleversements assez importants dans notre manière d'aborder et de "consommer" la culture. Depuis peu, les ayants droit (et les gouvernements avec lesquels ils font ami-ami) ont décidé qu'ils ne gagnaient pas encore assez d'argent sur notre dos avec des prix exorbitants. Ils ont donc trouvé un autre moyen de nous faire cracher du fric : la lutte contre le piratage ("Yo ho yo ho a pirate life for me", me faisait chantonner gaiement mon employeur cet été).

  On a eu Hadopi.

  La jurisprudence a décidé, contrairement à ce qui est écrit dans la loi, de restreindre la copie privée (jusqu'à la rendre quasiment impossible, au final), tout en maintenant la taxe que l'on doit payer sur les supports afin d'avoir le droit de faire cette copie privée (!!).

  Et puis le monde entier a été abasourdi par la toute fraîche fermeture de Megaupload.

 

  Là, normalement, vous voyez déjà à peu près où je me positionne dans le débat sur le téléchargement illégal.

 

  En ce qui me concerne, je trouve que celui-ci s'explique (je n'ai pas dit qu'il était excusable, attention) assez simplement par une inflation qui réorganise les priorités des gens dans la façon dont ils dépensent leur salaire qui lui, a nettement moins augmenté. A côté de ces contraintes financières, ces mêmes gens se retrouvent face à la possibilité de se procurer par internet, certes illégalement, mais gratuitement et sans bouger de chez eux, les films et morceaux qu'ils souhaitent (et les livres, désormais, suivent cette voie). Pourquoi donc se saigner pour les acquérir légalement?

  Disons que je comprends l'attrait du téléchargement illégal, d'autant plus qu'il est souvent abordé en même temps comme une façon de protester contre les exagérations des ayants droit et du système qu'ils imposent.

  Aucun de ces arguments n'est neuf, je n'ai rien inventé. Au contraire, je n'ai eu aucun mal à répéter ce que j'ai entendu dans tout un tas de bouches et lu dans toute une ribambelle d'articles et commentaires. Ils semblent relever du simple bon sens, et pourtant, il y a toujours des gens pour nier que leur réalité devrait poser des questions.

  Lorsqu'on se pose de questions, on essaie d'agir pour changer les choses. On peut agir en amont, de façon à se débarrasser de leurs causes. En ne traitant plus les consommateurs comme des vaches à lait qui n'ont rien d'autre à foutre que de claquer leur salaire pour le dernier CD de Johnny Hallyday, par exemple - oui, vous savez, celui qui ne vit plus chez nous pour pas payer ses impôts sur notre sol (là encore, je fais les gros yeux et !!!). Mais nos gouvernants, eux, préfèrent ne pas envisager une refonte du système : trop compliqué, pas assez injuste... ils ont opté pour l'action en aval, qui consiste à taper sur les gens pour en faire des sous, comme dans ce merveilleux jeux que je vous recommande si vous vous ennuyez beaucoup : the Black Knight (jeu gratuit en ligne, amusez-vous bien). Jetez au moins un coup d'oeil pour comprendre où je veux en venir.

 

  Mais il y a quand même une chose qui me turlupine : pourquoi ai-je l'impression d'être la seule à voir les bibliothèques-médiathèques comme une excellente alternative ?

  Les médiathèques accueillent désormais d'autres supports culturels que le livre : CDs, DVDs, voire même BLU-Rays. Et même si j'adore emprunter les vieux films en noir et blanc avec des effets spéciaux tout pourris, il y a aussi des nouveautés, des blockbusters (même si ça coûte aux bibliothécaires de se les procurer - dans tous les sens du terme "coûter") et des chefs d'oeuvres. Pour tous les goûts, quoi. En tout cas, il y a de quoi faire, pour pas très cher. Ça dépend ensuite des tarifs d'inscription, mais grosso modo, ça tourne autour de la vingtaine d'euros pour l'abonnement multimédia, à l'année - autant dire que si vous empruntez deux DVDs sur toute l'année, vous aurez déjà rentabilisé votre dépense.

  Et en plus, c'est légal !

 

  Donc moi, le jour où j'ai décidé de ne plus rien acheter (ou presque), je suis retournée à la médiathèque. Je n'achète plus de livres, plus de films, plus de musique. Et pourtant, je regarde plein de DVDs, j'écoute beaucoup de CDs et je lis une trentaine de livres par an. Tout ça pour même pas 15 euros puisque j'ai en plus bénéficié d'une réduction étudiante. Et je n'ai pas à m'en faire aux yeux de la loi.

 

  Dans ces conditions, pourquoi me risquer à provoquer Hadopi et les riches patrons des majors qui surveillent le moindre écart pour me taxer ?

 

  Je ne peux donc que vous encourager à vous inscrire dans la bibliothèque ou médiathèque la plus proche.

Par Reika - Publié dans : Questions existentielles en tous genres - Communauté : De rêves en passions
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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 11:00

 

  Je viens de revoir Ce que pensent les hommes avec des amies, et j'ai donc eu envie de vous parler de ce postulat sur lequel repose le film (et le livre qui l'a inspiré, dont je vous ai parlé il y a peu): si un mec te veut, il s'arrangera déjà pour que ça se fasse. S'il te traite comme s'il s'en fichait de toi, ça veut juste dire qu'il s'en fiche de toi.

 

  So much for the signs.

 

  Donc, il faut se lever, et dire "NEXT" avant d'avoir le petit coeur tout cassé.

  Mais voilà, en voulant filmer ça, les scénaristes se sont dit que ça ne passerait pas parce que trop simpliste. Ils ont donc fait un film un peu chorale, où se croisent divers cas assez différents, afin d'illustrer cette idée de base.

  L'héroïne, pendue à son téléphone après chaque rencard, se lamente un jour auprès d'un serveur qui finira par lui asséner cette vérité qui la fait réfléchir.

 

  Il lui explique ensuite autre chose, qui à l'époque était une véritable révélation pour moi: un homme qui te traite mal ne changera pas pour toi.

  Les femmes mal traitées, rejetées, trompées, humiliées, sont la "règle" de ces hommes à qui elles ne plaisent pas assez. D'ailleurs, le film termine sur l'idée que si ces situations foireuses sont la règle, à un moment donné, on finira tout de même par tomber sur un homme pour qui on sera l'exception, celle qu'il aimera assez pour vouloir la rappeler, la revoir, lui être fidèle, l'épouser et la rendre heureuse. On retombe dans l'espoir aveugle du "on sait jamais, peut-être que pour moi, il changera".

 

 S'il y a bien quelque chose de récurrent dans le comportement des filles, c'est qu'elles ont tendance à s'accrocher à des mecs en espérant être celle pour qui il changera.

  Il trompait ses exs, mais avec moi, ce sera différent (pour ne donner qu'un des exemples les plus aberrants).

  On ne peut pas s'empêcher d'avoir ce fol espoir d'être "son exception", la femme qu'il aura réellement envie d'appeler. Car celle qu'il traite mal, en théorie, c'est celle qui ne lui plaît pas vraiment. Mais enfin, je peux vous affirmer qu'il y a réellement des hommes qui ne changent pas. Que ça n'a même rien à voir avec l'amour qu'ils peuvent porter à une femme ou pas.

  Quelquefois, les blocages qui les entravent sont plus forts que tout l'amour du monde, et ils auront beau vous aimer sincèrement, ils ne pourront pas les surmonter. Et il y a aussi des fois où il faut se faire simplement à l'idée que "quand on est con, on est con". Je sais, c'est poétique, mais au fond, il ne faut pas se leurrer, quelqu'un qui n'est pas respectueux envers les autres ne va pas changer du tout au tout. Il restera toute sa vie le connard irrespectueux que vous connaissez. A vous de voir après si vous voulez continuer à fréquenter une personne comme ça, mais il faut surtout vous sortir de la tête l'idée qu'à votre contact, il va évoluer.

  Même si vous identifiez ses lacunes, que vous êtes convaincue qu'il a bon fond, et qu'avec un petit tour chez un psy, il a l'etoffe d'une perle, il vaut mieux ne pas espérer. La tentation de psychanalyser ou de materner un homme pour le faire évoluer est toxique. Elle vous empoisonne aussi sûrement qu'un manque d'amour que vous tentez de combler par le vôtre. Elle vous laisse dans l'insatisfaction permanente d'être avec un homme que vous n'aimez pas pour ce qu'il est mais pour ce qu'il pourrait être dans une autre dimension, ce qui est une pure négation de la réalité, et vous plombe également parce que vous consacrez trop d'énergie à le changer, de cette précieuse énergie que vous pourriez mettre à profit pour votre propre bien-être.

 

  Je suis donc d'avis que si l'on a un minimum d'amour-propre, il faut savoir se détacher de ces hommes-là. Notre but dans la vie est-il vraiment de jouer à l'infirmière? Je me suis moi-même déjà trouvée plusieurs fois dans cette situation, et maintenant que j'ai du recul, je me rends à l'évidence: ce n'est pas moi qui n'ai pas su le soutenir dans ces épreuves qu'il traverse; ce qu'il a fait avec moi, il le reproduira avec d'autres, et peut-être indéfiniment. D'ailleurs, c'est intéressant de se remémorer ce point-là quand vous serez tentée d'être jalouse de ses nouvelles conquêtes. Rappelez-vous juste que la nouvelle n'est que la prochaine à souffrir, et à faire les mêmes erreurs que vous. Il ne la rendra pas plus heureuse que vous.

  Ce n'est pas à vous de vous ériger en moteur d'une transformation profonde de la psychologie d'un homme. S'il a un problème dans sa vie qui l'empêche de vivre normalement, d'être heureux, et de ne pas blesser des gens inutilement, cela ne sert à rien que vous le remarquiez. C'est à lui de s'en rendre compte et de décider pour lui-même d'y faire quelque chose ou non. Et non, je vous arrête là aussi: vous ne lui donnerez pas le déclic. Il ne peut l'avoir que seul, et tant qu'il ne décidera pas tout seul de se prendre en main, il ne se passera rien. Passez donc votre chemin avant d'y perdre votre santé. Vous avez votre propre bien-être mental à préserver.

 

  Pour en revenir à notre film et tempérer un peu mon pessimisme, l'héroïne rappelle, au final, que ce qui compte, c'est de ne pas perdre l'espoir, et surtout, qu'il faut s'autoriser à vibrer et à prendre le risque. Si on ne prend pas de risque, si on n'essaie pas, ça ne peut de toute façon rien donner, alors il faut se lancer, et ne pas avoir peur de souffrir.

  Et en un sens, je suis d'accord avec elle. La souffrance et la perte font partie de la vie, ce sont des choses naturelles qu'il faut apprendre à ne pas craindre et à gérer lorsqu'elles se présentent. Je suis même la première à donner leur chance à des relations qui pourraient me blesser. Enfin, je l'ai été jusqu'à maintenant... et peut-être vais-je le rester, malgré toutes mes réflexions sur le sujet, puisque, comme je vous l'ai dit, on ne se refait pas. Si l'on se ferme trop aux opportunités de crainte de souffrir, on passe à côté de ce pour quoi on tente de se protéger.

  Mais je pense qu'il faut aussi avoir la sagesse de discerner les relations stériles pour y mettre un terme avant qu'elles ne nous détruisent. Il y a des moments dans la vie où baisser les bras, c'est avancer et progresser. Le soulagement arrive le jour où l'on est capable de se dire: "Cet homme, je l'aime, mais il ne pourra jamais me rendre heureuse. Je n'ai pas d'autre choix que de le quitter".

 

(Comment ça, ma conclusion est quand même pessimiste?)

Par Reika - Publié dans : L'amour, les relations, et tout ce bordel
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Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 11:00

 

  Revenons un peu sur cette idée de mérite en amour, instillée dans le livre dont je vous ai parlé l'autre jour (du moins dans la version française, je ne sais pas exactement à quel point elle s'éloigne de la version originale - et une différence de formulation, quand la traduction est délicate, peut parfois modifier légèrement le sens).

 

  On ne peut pas nier que l'idée d'avoir mérité ou non tel ou tel partenaire, tel ou tel traitement, est souvent réconfortante. On y a souvent recours pour pouvoir accepter un départ ou prendre la décision de partir. C'est comme une bouée à laquelle s'accrocher pour ne pas perdre de vue notre objectif principal: aller mieux en vivant à nouveau sans lui/elle.

  Elle permet d'une part de s'apitoyer sur soi-même, étape nécessaire après une déception amoureuse, et en même temps de désigner un fautif à l'origine de cette déception, qu'il soit l'autre ou nous-même.C'est toujours pratique d'avoir un coupable.

  Combien de fois n'entendons-nous pas nos proches nous dire "oublies le/la, il/elle ne te méritait pas" et "tu es quelqu'un de formidable, tu mérites d'être mieux traité(e)"? Il s'agit d'abord de relativiser l'intérêt que représentait une relation: est-ce qu'elle apportait vraiment autant de joies que ça, est-ce que nous étions respecté(e)s, est-ce que les rapports entre les deux partenaires étaient réellement équilibrés? Se poser ces questions est primordial pour pouvoir avancer, établir ce que l'on a perdu, mais aussi et surtout, ce que l'on a gagné.

  Il y a également des gens qui s'accusent de ne pas mériter l'amour qu'on leur porte. De ne pas mériter celui des gens qui le leur portent. Il m'est déjà arrivé d'entendre une enflure m'expliquer que j'étais trop bien pour lui. C'est si bon de pouvoir leur répondre: "eh bien oui, tu as raison, je suis trop bien, allez, dégage maintenant". Mais en fait, on se fait surtout lécher les bottes pour être plus facile à quitter ensuite. Enfin, non, il y a aussi des gens qui ont tellement peu confiance en eux qu'ils iront foutre en l'air une relation, qu'elle fonctionne ou non, parce qu'ils sont convaincus de ne pas la mériter.

 

  Je n'aime pas tellement cette idée de mérite. Je trouve qu'elle pose une conclusion trop simpliste sur la nature d'une relation et sur les gens que l'on a fréquenté. Elle nie la complexité de l'être humain, de sa psychologie et de ses sentiments. Elle entraîne, in fine, un jugement de valeur, sur soi et sur les autres, qui me paraît injuste, parce que chacun d'entre nous est capable de blesser quelqu'un un jour, soit sans s'en rendre compte, soit volontairement, mais en tout cas, parce que l'autre ne convenait pas à nos besoins et/ou que nous ne convenions pas aux siens.

  Je crois que le seul mérite qui puisse exister en amour est celui-ci: tout le monde mérite d'être bien traité. Tout le monde est en droit de souhaiter une relation épanouissante où règnent l'amour (c'est un peu la base, tout de même), la confiance, la prévenance, et la prise en compte des besoins de chaque partenaire de façon égale.

 

  Et je suis également persuadée que tout le monde est en droit de se détourner d'une relation qui ne correspond pas à ces critères, à moins qu'elle ne soit satisfaisante pour des raisons névrotiques obscures. Il me semble essentiel d'être capable de repérer une relation qui est toxique pour soi et d'avoir assez de respect pour soi-même pour trouver la force et le courage de dire stop avant d'avoir revu ses exigences à la baisse et accepté des choses qui ne se conforment pas à ce que l'on est capable de supporter sans que cela en diminue l'estime que l'on a pour soi-même.

 

  Je crois aussi que tout le monde a le droit d'être aimé et d'aimer, y compris quand il s'agit d'amour à sens unique. Je n'aime pas quand on me dit de ne plus aimer quelqu'un parce qu'il ne me mérite pas. Non, je refuse que l'amour devienne une récompense qu'on attribue à quelqu'un qui fait bien ses devoirs, comme quand je recevais des gommettes bleues à l'école quand j'avais 10/10.

  A mes yeux, l'amour se donne sans conditions. Quand on aime sincèrement quelqu'un, on admet aussi qu'il soit imparfait. Personne n'est parfait, et pourtant tout le monde aspire à être aimé malgré ses défauts, y compris moi. Alors quand on me dit de ne pas aimer untel parce qu'il est trop poilu ou pas assez courageux, je me rebiffe. Je ne vois pas pourquoi il devrait être exclu de l'amour plus qu'un autre, plus que moi, sous prétexte qu'il a des défauts. S'il n'y a pas des gens comme moi pour l'aimer, qui, alors? Faut-il le condamner automatiquement à la solitude? La seule question pertinente consiste à mon avis à se demander si ce sont des défauts que nous pouvons aimer ou non, si nous sommes en mesure de composer avec ceux-ci ou non.

 

  Le mérite ne peut pas être pour moi autre chose qu'une façon plus facile à appréhender de formuler les limites de ce l'on est capable d'accepter en amour, et ne peut jamais se transformer en jugement réel.

Par Reika - Publié dans : L'amour, les relations, et tout ce bordel
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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 11:00

 

  Mesdames, messieurs, j'ai enfin ouvert ce fameux livre qui est à l'origine du film Ce que pensent les hommes, écrit par... des gens qui bossaient sur Sex and the City, dont le titre français est Laisse tomber, il te mérite pas! (Rien à voir avec le titre anglais, He's just not that into you).

 

  Oui je sais, j'ai des références ultra-scientifiques en matière de drague.

  Non je n'ai pas dépensé mon argent pour un livre de self help sur les relations amoureuses (bon, pas celui-là...), puisqu'une telle référence littéraire se trouvait déjà dans la médiathèque où je suis inscrite. Ô joie!

 

  Honnêtement, ça fout un peu la honte d'aller emprunter ou acheter un bouquin comme ça, non? Ça fait un peu "je suis tellement cruche que je peux pas me débrouiller toute seule".

  Mais bon, quand on est déprimée par une rupture/un rejet/une absence, enfin par un mec (je parle toujours de mon point de vue d'hétérosexuelle pratiquante, hein), tout est bon pour nous remonter le moral. Surtout les trucs de filles un peu superficiels, comme tiens, les bouquins écrits par les scénaristes de Sex and the City.

 

  Donc, j'ai décidé de lire ce truc en me disant qu'à défaut de me donner des trucs utiles à appliquer dans mes relations avec le sexe "fort" (quoique, c'est fragile ces petites choses tout de même... au moindre truc c'est cassé), ça me remonterait au moins le moral (ne serait-ce qu'en me divertissant un peu).

 

  La fonction "divertissement" est largement remplie. Je rigole bien, c'est un fait. Même si ce n'est pas toujours fait exprès.

  La fonction "vas-y que je te rebooste le moral" est excellente aussi. En même temps, les auteurs disent que nous sommes des femmes fantastiques et formidables toutes les deux lignes, alors au bout d'un moment, on fini par y croire. Par exemple, au lieu de ressasser notre envie de rappeler Michemuche pour lui dire "au fait, on devait pas se faire un resto samedi dernier? J'attends toujours que tu m'appelles", il nous conseille de nous demander si on a l'air de, je cite, "quelqu'un qui n'a pas confiance en sa splendeur innée". Parce qu'un homme qui ne nous rappelle pas est un homme qui n'a pas vu à quel point nous étions fantastiques, et qui donc, ne nous mérite pas. Aucune femme ne doit jamais en douter.

  Les auteurs ne donnent absolument pas de conseils pour draguer ni rendre un homme fou de nous. Par contre, ils nous exhortent un bon millier de fois à fuir comme la peste tout homme qui ne serait pas suffisamment à nos pieds pour:

- nous appeler et nous proposer de se voir, de plus en plus souvent d'une part, et de plus en plus longtemps d'autre part - surtout quand il nous a promis qu'il nous appellerait,

- ne pas nous laisser dans le flou et accepter de sortir avec nous, en bonne et due forme, avec tout ce qu'il y a de plus officiel (à ce propos, je me souviens d'un rigolo qui m'a expliqué qu'il s'était senti en droit de me tromper parce que notre relation ne lui semblait pas officielle, donc pas assez réelle - c'est là que j'aurais dû dire "vas-y parle à ma main", mais non, j'étais encore trop naïve...),

- avoir envie de nous faire l'amour (oui c'est bête hein, mais un homme qui n'a pas beaucoup envie de nous toucher... c'est un peu louche, non?).

 

   Le truc se présente comme un patchwork de mails d'amies de l'auteur masculin lui demandant conseil, celui-ci répondant invariablement quelque chose du genre "ce type ne tient pas vraiment à toi, tu mérite mieux". A la fin de cet empilement de témoignages désemparés, les deux auteurs donnent chacun leur point de vue sur le thème abordé, et on a parfois droit à un petit exercice, plus rhétorique qu'autre chose, pour vérifier qu'on a bien compris la leçon.

  Chaque chapitre se termine sur un récapitulatif des points à retenir, dont voici un petit aperçu: "vous valez largement un rendez-vous", "les hommes n'oublient pas combien vous leur plaisez - alors raccrochez ce téléphone", "s'il ne vous rappelle pas, c'est qu'il ne pense pas à vous", "mieux que rien, ce n'est pas assez bien pour vous!", "quelque part, il y a un homme qui veut coucher avec vous, créature de rêve", "si ça vous tente de passer d'innombrables nuits à faire des câlins et rien d'autre, achetez un chiot", "quelque part attend un homme qui ne pourra pas se retenir de raconter à tous qu'il est votre petit ami. Arrêtez de faire l'idiote et trouvez-le".

 

  Mes conclusions sur l'ouvrage?

  Malgré le côté lavage de cerveau, c'est une lecture agréable et je n'ai pas (trop) eu l'impression de perdre mon temps. Ca se lit vite, facilement, c'est drôle, et ça a le mérite, non seulement d'occuper l'esprit, mais aussi d'aider à relativiser (au moins un peu), tout en refilant une confiance en soi d'enfer. Le seul bémol est qu'il n'incite à aucun moment à la remise en question et qu'il est trop simpliste.

 

  Je n'ai pas appris grand chose. Je ne sais toujours pas comment donner envie à un homme de remuer ciel et terre pour moi.

  Mais maintenant, je suis convaincue que je le mérite, et je salue tous les matins dans mon miroir le reflet de ma splendeur innée.

  Je suis une femme fantastique, merveilleuse, exceptionnelle, et si déjà je me lance dans une relation, j'estime que je ne le ferai pas pour moins que pour un homme qui se décarcasse pour m'en donner l'envie.

  Je veux un homme poilu et indépendant, tout ça tout ça, mais surtout, un homme qui soit capable de brailler sur tous les toits qu'il sort avec moi et qu'il m'aime, de coller mon nom sur sa boite aux lettres, de m'appeler souvent même si c'est juste pour me dire que je lui manque, et surtout, d'avoir assez envie de moi pour me faire grimper aux rideaux plein de fois quand on se voit.

 

  Et les autres, ils n'ont qu'à aller se faire foutre.

Par Reika - Publié dans : Lectures
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Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 11:00

 

  Je vais vous avouer quelque chose: j'ai un rapport très particulier avec l'art. Pour moi, l'art, c'est comme le sexe et l'amour. Qu'il s'agisse de musique, de cinéma ou de littérature, j'ai toujours ce besoin de ressentir des émotions fortes et un plaisir intense. Je peux même trouver plus de plaisir dans la lecture que dans l'acte sexuel lui-même. Il m'arrive parfois, en écoutant un morceau de Beethoven, de me dire que non, vraiment, je n'ai pas besoin d'un homme, alors que je peux avoir Beethoven.

 

  Chaque livre est un nouvel amant pour moi. Il y en a qui me font rire, d'autres qui m'attendrissent, certains qui savent me surprendre, et bien-sûr, beaucoup qui me déçoivent. La différence, c'est qu'au moment où je les range après avoir fini de les lire, je suis assez rarement malheureuse.

 

  Quand je me promène sur Amazon, dans une librairie ou une bibliothèque, c'est comme si je surfais sur un site de rencontre. Je regarde beaucoup de couvertures, parfois je lis même le résumé. Je les repose en faisant la moue ("Moui, non, il n'est pas fait pour moi, celui-là"), en souriant discrètement ("avec celui-là, je me verrais bien avoir une petite aventure..."), ou bien je les serre contre moi, en me disant "aaaah je le veuuuux", avant de partir avec, le sourire aux lèvres et des étoiles plein les yeux. Je vais vivre une nouvelle histoire d'amour...

 

  Du coup, j'ai horreur qu'on m'interrompe pendant que je lis. Ne vous étonnez pas si je vous gueule dessus comme un putois si vous avez le malheur de me demander où sont rangées les assiettes pendant que je suis en train de lire. Je lis, je suis avec mon homme, foutez-moi la paix. Ou attendez au moins que je finisse le paragraphe.

  Quand je regarde un film, même si c'est mon Disney préféré que je connais par coeur (la Belle et le Clochard, pour ceux qui seraient curieux), je ne peux pas supporter de louper la moindre minute. Il faut que je fasse pause dès que je vais aux chiottes ou que je cherche le sopalin à la cuisine. Au cinéma, je reste presque toujours jusqu'à la fin du générique. D'ailleurs, quand je vais voir un film que j'attends depuis longtemps (Star Wars, au hasard), j'ai des papillons dans le ventre comme quand je me prépare pour aller à un rencard. Si en plus je vais voir un film que j'attendais avec impatience, pendant un rencard (avec un vrai être humain, en chair et en os), je vous laisse imaginer les désordres intestinaux.

 

  C'est donc tout naturellement que je me tourne vers les livres, le cinéma et la musique quand j'ai une peine de coeur (avec un être humain, ça va de soi). C'est un peu comme me jeter dans les bras d'un autre homme pour me consoler, sauf que ça marche mieux.

 

  Sur ce, je vous laisse, je vais lire.

Par Reika - Publié dans : Questions existentielles en tous genres - Communauté : De rêves en passions
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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 11:00

 

  On est sur un blog de fille, pseudo-féministe (les deux trucs qui vont pas ensemble dans tous les esprits), et comme ça fait un moment que j'ai pas eu un discours féministe, je me suis dit, "tiens, et si je faisais comme tout le monde et que je parlais de la signification de ce jouet diabolique qu'est la Barbie?".

 

  Oui sauf que moi je vais le prendre à contre-courant. Pour moi, Barbie n'est pas nécessairement la playmate qui fera de nos petites filles des poules entretenues sans cervelles. Pourquoi ça? Eh bien, je crois qu'avec mon master qui sert à rien, je peux au moins me dire que j'ai l'air d'avoir une cervelle, contrairement à certains hommes que j'ai croisés, et pourtant j'avais une cinquantaine de poupées, et j'y jouais tout le temps.

  Barbie n'a jamais été pour moi qu'une façon de simuler la vie "d'adulte" que je voulais mener, ou qui me paraissait normale, un peu comme quand je me suis mise à jouer aux Sims quelques années plus tard (et je peux vous dire que j'y ai repensé la première fois que je me suis cuisiné un steack toute seule: vais-je mourir brûlée vive?). Mes poupées étaient des femmes indépendantes, sans enfant à charge. Ken servait juste à faire des bisous le soir en rentrant du boulot. Donc finalement, chez moi, les rôles étaient inversés.

 

  Mais si l'on y réfléchit, ce n'est pas si étrange que ça. Non, la Barbie moderne (en dehors des princesses, et encore, le prince ne sert jamais à rien non plus, et ce sont elles qui font tout le boulot) ne conforte pas les petites filles dans un rôle de mère au foyer qui attend patiemment que Ken ramène les sous à la maison.

 

  Avez-vous déjà remarqué que dans les produits, les deux personnages n'avaient pas forcément les mêmes activités? Barbie, elle, a testé tous les métiers: prof, actrice, vétérinaire, dentiste, chanteuse, vendeuse, etc. Mais Ken, quand c'est qu'il travaille? Non, lui il se rase, va au ski, fait du roller, fait du camping, se met du gel dans les cheveux... Bref, il ne sert à rien. Si Barbie comptait sur ses revenus pour se nourrir, ça fait longtemps qu'elle serait morte de faim.

 

  D'où ma façon de n'envoyer que celle-ci au boulot. CQFD.

 

  Je vous rappelle aussi qu'ils n'ont pas d'enfant, Shelly et Skipper étant des soeurs de Barbie. Après 60 ans de relation, Ken et Barbie restent un couple sans enfant, et vu leur âge, ça ne risque plus de changer. Ce qui est curieux d'ailleurs, étant donné que Barbie a déjà accouché de jumeaux. Elle a dû faire comme Phoebe dans Friends, et les refiler à Skipper.

  Et où sont les mecs des amies de Barbie? Nulle part. Midge est toujours célibataire, et ça n'a pas l'air de tellement la déranger. Vu qu'en plus, elles passent pas mal de temps ensemble (à la plage, à la montagne, au camping, à la patinoire...), je commence doucement à me dire que finalement, l'amour n'a pas une très grande place dans la vie de notre blondasse préférée (moi je préférais Midge, j'aimais mieux ses cheveux, surtout quand ils étaient roux).

  L'amour (les bisous avec Ken donc), c'est un passe-temps, comme ça, quand de temps en temps elle s'ennuie entre deux jobs et deux cinés avec Midge. Il y a donc un grand déséquilibre entre le nombre de poupées Barbie et le nombre de poupées Ken qui sont vendues: Ken est assez peu présent, elle passe son temps à faire des choses sans lui, donc il y en a beaucoup moins sur les rayons.

 

  Et voilà, vous voyez, Barbie, ça peut aussi être une image de femme moderne, épanouie, indépendante, tout ça tout ça.

Par Reika - Publié dans : Questions existentielles en tous genres
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Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 11:00

 

  Aaah, la séduction... quel sujet fascinant, vous ne trouvez pas? On se demande si on plaît, à quoi ça se voit... et puis on se demande aussi comment faire.

  Franchement, j'adore les sites web et les bouquins qui proposent de vous donner des techniques de drague (surtout pour les hommes, c'est drôle). Il y a un livre qui m'a marqué, tout simplement parce qu'il est mentionné dans Ally McBeal: All the Rules: time-tested secrets for capturing the heart of Mr. Right (non traduit en français, donc), et qui dicte des règles que les femmes doivent suivre pour ferrer l'Homme, le bon, ZE one. Ça reprend grosso modo les mêmes idées que tout ce que vous pourrez trouver.

  Je me suis toujours dis que c'était de la connerie, ces trucs, et puis je suis trop spontanée pour pouvoir m'y tenir à la lettre. Et pourtant, je dois admettre que quelquefois, ça marche plutôt pas mal.

 

  Par exemple, ZE règle number one: ne jamais être la première à le contacter. Il nous veut, c'est à lui de ramer. Nous, nous sommes le prix à gagner. Bon, je laisse de côté l'aspect "course qu'il faut remporter", mais je garde l'idée de laisser venir l'autre. Je l'ai déjà dit mais je le rappelle: les mecs ont tendance à croire que c'est du tout cuit pour trois fois rien, et ça m'exaspère. Appliquer cette règle permet de les calmer un peu.

  J'ai quand même réussi à avoir une relation avec un mec sans jamais le relancer pour le revoir, pendant un peu plus de deux mois.

 

  Une autre que j'aime bien aussi, c'est de jamais répondre tout de suite à ses messages et ses mails. Même si vous n'avez que ça à foutre et que vous les attendiez depuis trois jours. Pourquoi? Pour qu'il croit que vous n'avez pas que ça à foutre! Eh oui.

  D'ailleurs, c'est pareil pour accepter un rencard: il parait qu'il ne faut jamais accepter si la date est éloignée de moins de trois jours du moment où il vous est proposé. Ça donnerait encore une fois l'impression que vous n'avez que ça à foutre, et que vous n'attendiez que ça.

 

  Il y en a d'autres, mais ce sont celles que j'essaye d'appliquer de temps en temps, pas forcément parce que je suis convaincue que ça marche vraiment à tous les coups, mais surtout parce que ça me permet de canaliser mon impulsivité qui, en matière de drague, me fait souvent faire des trucs complètement débiles.

 

  Et vous, vous avez des petites règles que vous vous imposez comme ça?

Par Reika - Publié dans : L'amour, les relations, et tout ce bordel
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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 11:00

 

  Un jour, le personnage auquel je m'identifie dans ma comédie romantique favorite a dit: "reality crashes in", et je suis obligée de reconnaître qu'il avait raison.

 

  Peut-être est-ce la faute de Disney, de Julia Roberts ou des contes de fées. Peut-être ai-je été trop couvée. Peut-être mes parents ont-il trop voulu nous donner l'image d'un couple heureux. Peu importe ce qui a fait que, toujours est-il que j'ai grandi avec mes rêves de prince charmant et de grand Amour avec un grand A écrit en rouge cramoisi, avec plein de petits coeurs autour.

 

  Ado, j'ai continué de fantasmer sur cet amour parfait, merveilleux, et j'idéalisais à outrance tous les garçons qui me plaisaient. Je me rêvais plus amoureuse que je ne l'étais réellement, tellement j'avais hâte de pouvoir connaître le grand frisson. Je ne suis tombée sincèrement amoureuse que deux fois, et à chaque fois, ce n'était pas réciproque.

  Non, je ne suis pas à plaindre, parce que je faisais exprès, sans m'en rendre compte, de tomber amoureuse de gens qui ne pouvaient pas me rendre mes sentiments. C'était plus confortable: ça me permettait de conserver mon image lisse et idéalisée à la fois de l'Homme et de l'Amour.

 

  J'ai continué comme ça jusqu'à ce que j'en souffre à en crever, et ce jour-là, je me suis juré que plus jamais je ne tomberai amoureuse si je n'étais pas sûre que ce serait réciproque.

  Mais quand on se fait ce genre de promesses, on les tient rarement.

  J'ai tout de même fait des progrès, en ce sens que j'ai appris à me confronter à la réalité. J'ai vu ce que c'était un homme, un vrai. J'ai constaté les poils, les toilettes pas propres, les blagues nulles, la mauvaise foi, la lâcheté et les bas instincts. J'ai appris ce qu'était l'amour dans la réalité: avoir envie de passer du temps avec quelqu'un qui n'est pas parfait, avoir envie de surmonter les mauvais moments avec cette personne autant que d'en partager de bons. J'ai aussi découvert mes limites: ce que je pouvais accepter, ce que j'étais capable de faire et de donner, ce qui me bloquait...

 

  Mais surtout, j'ai été déçue.

  J'ai été amoureuse, plusieurs fois, en ayant la possibilité de concrétiser au moins sur le plan charnel avec les hommes que j'aimais. Mais quand j'y repense, il n'y a pas une fois où ils ne m'ont pas déçue, d'une façon ou d'une autre. Pas une fois je ne me suis pas dis : "En fin de compte, c'est pas si terrible que ça, en vrai".

  Et de déception en déception, je suis devenue peut-être un peu cynique, parfois. J'ai laissé à mes rêves d'amour absolu le soin d'occuper les fictions dont je me pare dès que je ne vais pas bien, et j'ai subi l'imperfection de la réalité. Ce n'est pas ça que je voulais. Ce que je voulais, c'est ce qu'il y a dans la fiction, justement. Je me suis donc dis que finalement, ce qui me convenait, ce n'était peut-être pas une vie d'amoureuse, mais une vie de femme indépendante satisfaite de ses fantasmes irréalisables. Ce que j'aime, c'est la fiction.

 

  Du coup, l'amour n'a plus la même place dans ma vie, autrefois prépondérante. Je l'ai fait passer avant tout, y compris avant mon confort mental. J'aurais traversé le monde pour lui, sans réfléchir, alors qu'aujourd'hui, je suis ennuyée de ne plus avoir assez de temps pour moi, dès que j'ai un "régulier".

  Des fois, je me demande si c'est triste.

 

  Et ensuite je me dis que je suis quand même beaucoup plus heureuse, depuis.

  C'est devenu une cerise sur le gâteau, qui n'est pas indispensable, mais tellement délicieuse...

Par Reika - Publié dans : L'amour, les relations, et tout ce bordel
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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 11:00

 

  Promis, je vais éviter de parler de rupture cette fois-ci. C'est pas que ça me passionne pas, mais c'est pas très drôle, tout de même. Alors je vais vous faire part d'une réflexion que je me suis faite à partir du moment où j'ai commencé à avoir une vie sexuelle (on pourrait rajouter sentimentale, mais il faut bien admettre que le dosage entre les deux est assez déséquilibré).

 

  Je sais pas comment c'est chez les garçons, mais nous les filles, quand nous sommes ados et que nous découvrons nos premiers émois, nous sommes nombreuses à nous faire une liste de toutes les qualités et caractéristiques que devra avoir l'Homme de notre vie. Que cette liste soit réaliste et que l'homme qu'elle décrit soit réellement en mesure de nous rendre heureuses ou non, ça n'entre pas en compte. L'une le veut grand, blond aux yeux verts, musclé et sportif, l'autre le veut brun, de taille moyenne, mystérieux et guitariste. Et à chaque fois qu'on s'intéresse à quelqu'un, on coche mentalement les cases de cette liste auxquelles il correspond.

  Le temps passe, et petit à petit, on se rend compte qu'on n'arrive jamais à cocher toutes les cases en une seule fois, et que pourtant, ça ne nous a pas empêchées de tomber amoureuse (voire d'être heureuse avec l'élu). En vieillissant, on apprend à relativiser, on devient plus indulgente, et probablement aussi plus réaliste. On range nos fantasmes d'adolescente au placard, et on accepte de vivre notre vie de femme, avec les désillusions qu'elle comporte.

 

  Eh bien moi, je peux me vanter de l'avoir rencontré, ce fameux "mec de la liste". Plus j'apprenais à le connaître, et plus je cochais de cases. Je n'en revenais pas. Tout coïncidait, et en plus, on s'entendait bien. Est arrivé ce qui devait arriver: j'en suis tombée amoureuse.

  Mais en ce qui me concerne, l'expression "tomber amoureuse" prend tout son sens: je suis tombée seule dans l'abîme qui m'attendait, les bras grands ouverts, en me disant : "C'est pas grave, c'est celui de la liste! Il était destiné à être aimé de toi!". Il n'y a jamais eu de réciprocité et le rêve s'est vite arrêté. Il m'a fallu du temps pour m'en remettre, mais après tout, la vie continue et emporte avec elle toutes les blessures.

  Comme disait Brel, on n'oublie pas, on s'habitue, c'est tout.

  J'ai donc fini par me faire à l'idée que je ne vivrai jamais de conte de fée avec lui, mais je ne peux pas dire que je l'ai complètement oublié. Je crois qu'il aura toujours une sorte d'emprise sur mon coeur. Quelque part, j'aurai toujours de l'amour pour lui, même si ce n'est plus sous la même forme, ni avec la même intensité. Ne vous méprenez pas sur le sens de mes propos: je ne suis plus amoureuse, et j'ai tourné la page. Mais il reste spécial. Je sais très bien que j'aurai beau rencontrer et aimer d'autres hommes, je serai toujours prête à lui retomber dans les bras s'il le souhaitait.

 

  Idiot? Peut-être bien, mais il ne s'agit, au fond, que de cultiver un rêve qu'on a construit quand on était encore innocent et plein d'espoirs. Ce rêve n'est pas réel.

Par Reika - Publié dans : L'amour, les relations, et tout ce bordel
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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 11:00

 

  En ce deuxième jour de l'an, j'espère qu'il y a parmi vos bonnes résolutions celle de de pas rester insensible à la souffrance.

  Touchée par la cause des animaux, je vais régulièrement sur le site de l'association Actuanimaux, qui permet de cliquer jusqu'à 5 fois par animal parmi une bonne dizaine, voire plus, d'animaux dont la vie est en danger et que l'association tente de secourir. J'ai ajouté un lien vers ce site dans la barre de gauche afin que vous puissiez participer à mon effort, si le coeur vous en dit.

  Allez-y, ça ne prend pas beaucoup de temps, et ça peut faire un peu de bien, au milieu de tout le mal qu'on fait.

Par Reika - Publié dans : Intendance
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