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Zelda, Princesse bibliophile

La Débusqueuse de Mondes - Luce Basseterre

9 Avril 2020, 18:15pm

Publié par Zelda

Cette fois-ci, je vais parler d’un livre que j’ai lu il y a déjà un an et demi, après l’avoir acheté aux Imaginales, au stand d’une petite maison d’édition : Mü. Qui n’existe plus en tant que tel, mais en tant que label chez Mnémos (et avec les trémas en moins).


 

Tout d’abord, je vais vous raconter comment j’en suis arrivée à lire ce livre, car c’est un joli concours de circonstances qui m’y a menée. J’allais enfin, pour la première fois de ma vie, à ce festival qui me faisait rêver, et la présence de John Howe et Robin Hobb parmi les invités a suffisamment motivé mon compagnon pour qu’il se décide à m’y accompagner. Moi, je voulais surtout rencontrer Estelle Faye, et lui acheter Les Seigneurs de Bohen, que j’avais lu pour la première édition du Prix Imaginales des Bibliothécaires, et qui m’avait complètement séduite. J’ai attendu à son stand, elle était absente. Je suis repartie, puis revenue : toujours pas là. Et ainsi plusieurs fois. Il s’en est fallu de peu pour que je n’obtienne jamais cette dédicace, pour que je ne puisse jamais lui dire de vive voix à quel point j’avais adoré son livre, et que nous avions voté pour elle.

 

Et sans elle, pas d’achat chez Mü.

 

Car c’est elle qui m’a chaudement recommandé cet éditeur, et elle y a mis tant d’enthousiasme que je me suis dit “allez, ça vaut bien un petit achat”. Donc je suis allée les voir et ai demandé à chaque auteur de me présenter ses livres. Ils avaient tous l’air chouettes… mais je m’étais jurée de ne pas rentrer avec 50 livres. Donc, il fallait que je n’en choisisse qu’un. Et quand Luce Basseterre m’a dit qu’il y avait un vaisseau spatial vivant dans son dernier roman, La Débusqueuse de Mondes, j’ai été conquise. Je me suis souvenue de ma fascination pour un autre vaisseau de ce genre, chez Robin Hobb, dans Alien Earth, et j’ai eu envie de réitérer ce type d’expérience.

 

Et la couverture était super jolie.

 

Bien m’en a pris, car j’ai beaucoup aimé ce livre. Merci donc à Estelle Faye. Et Merci à Luce Basseterre pour la dédicace !

La Débusqueuse de Mondes - Luce Basseterre

La Débusqueuse de Mondes raconte la rencontre improbable d’Otton, un esclave humain sauvé par le crash du vaisseau spatial à bord duquel il servait, et D’Guéba, une extraterrestre amphibienne et capitaine d’un vaisseau vivant, le cybersquale Koba. La mission de D’Guéba est de débusquer de nouveaux mondes à terraformer et ensemencer pour les rendre habitables aux diverses espèces extraterrestres qui souhaitent y habiter. Lorsqu’elle atterri sur la planète où Otton est rescapé, elle entend bien l’ensemencer. Otton, lui, insiste pour la suivre, car il n’a plus nulle part où aller. Elle accepte à contrecœur de l’emmener, à condition de le déposer sur la prochaine planète où elle fera escale. Ce qu’il ne dit pas, c’est qu’il aimerait que cette planète revienne aux humains, et n’a pas l’intention de lâcher la débusqueuse avant de parvenir à la récupérer.

 


 

Ce roman est très plaisant à lire, le style de l’auteure est très vivant et prenant. Elle dépeint un monde haut en couleurs, avec un léger grain de folie qui le rend unique, et tellement riche que l’on met du temps à s’en imprégner. Il y a des choses qu’on ne comprend pas dès le début, mais ce n’est pas grave : ce sont des détails, et plus le déroulé du récit comble petit à petit les trous. On entre donc dans cet univers graduellement, au fil d’une lecture fluide et divertissante.

Pour un livre aussi court, je ne m’attendais pas à un univers aussi foisonnant, et pourtant, j’ai eu l’impression de replonger des dizaines et des dizaines d’années en arrière, aux origines de la science-fiction, lorsque les œuvres pionnières mêlaient aventures bourrées de rebondissements et émerveillement presque enfantin. J’ai été très agréablement surprise de retrouver le sense of wonder dans un roman français récent.

Le récit est porté par une alternance entre les personnages principaux, ce qui le rend dynamique et permet de rapporter plus d’événements et de multiplier les points de vue. Le ton de l’œuvre reste léger, mais l’intrigue de ce pur space opera est plutôt bien ficelée, entre manigances diplomatiques et retournements de situation, et déroule davantage de complexité à la fin que ce que le début du récit laissait présager. J’avais bien envie d’y rester, ou bien d’y retourner pour de nouvelles aventures.



 

En résumé : si vous avez une petite envie de space opera efficace et léger à caler vite fait, ce livre vous comblera.

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