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Zelda, Princesse bibliophile

2020, un été sous le signe du roman policier : Le Diable de Glasgow – Gilles Bornais (10-18, 2008)

6 Août 2020, 17:15pm

Publié par Zelda

Le hasard a voulu que cette année, pour mes vacances, mes emprunts aient une forte dominante de romans policiers. Ils sont quatre, tous très différents, certains anciens, d’autres récents : j’ai trouvé un certain équilibre dans mes choix, de façon tout à fait fortuite. J’ai trouvé cette coïncidence intéressante et j’ai décidé d’en tirer une série d’articles.

 

Je suis tombée sur une série de romans de Gilles Bornais, auteur français plusieurs fois récompensé (Prix Griffe Noire pour le roman dont je vais parler, notamment), en rangeant sur mon lieu de travail, et j’ai tout de suite voulu emprunter le premier tome (et je peux vous dire que ça n’a pas été facile de mettre la main sur un exemplaire des bibliothèques). Il s’agit du Diable de Glasgow, qui introduit le détective Joe Hackney.

2020, un été sous le signe du roman policier : Le Diable de Glasgow – Gilles Bornais (10-18, 2008)

Le pitch avait tout pour me plaire : fin 19e siècle, un enquêteur de Scotland Yard est dépêché en renfort à Glasgow pour enquêter sur une série de meurtres mystérieux. Leur point commun : des traces de rouilles dans les blessures des victimes. Quelle arme pourrait commettre un tel crime ?

 

Moi qui raffole des romans policiers historiques prenant pour toile de fond le Royaume-Uni du 19e siècle, j’étais servie ! Et ce roman a tenu ses promesses.

Ce qui fait sa force à mes yeux est le style, dynamique, vif et caustique, étroitement lié au caractère et aux origines sociales du narrateur. Joe est un ancien voyou reconverti en policier aux méthodes efficaces mais discutables, dont les réussites reposent beaucoup sur sa connaissance fine des bas-fonds de la société de l’époque. C’est un plaisir de le lire nous raconter ses aventures.

L’ambiance s’alourdit et le mystère s’épaissit à mesure que les meurtres s’empilent. Bien vite, Joe établit qu’un seul tueur est à l’œuvre, et pourtant les dates et les témoignages qu’il récolte réfutent cette hypothèse. La recherche de la vérité va alors l’entraîner dans des légendes écossaises d’un monstre terrifiant.

 

Je ne vous en dirai pas plus car cela vous divulguerait des éléments clés de l’intrigue. Il suffit de dire que ce roman flirte avec le fantastique, jusqu’à un dénouement digne d’un roman gothique. Une fin en demi-teinte, empreinte de haine, de vengeance, et de violence, qui m’a satisfaite par son côté inattendu et presque horrifique. J’aime le mélange des genres, et ici encore, il a fait mouche pour moi !

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