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Zelda, Princesse bibliophile

Une fin d'année sous le signe de la BD

27 Décembre 2020, 17:15pm

Publié par Zelda

Noël passé, il est temps de refaire un point sur mes lectures.

Autant vous le dire, cette période n’a pas vu passer de nombreux romans sur ma table de chevet : deux (et demi) seulement, plus une novella. Je vous parlerai donc surtout de bandes dessinées, parce que j’ai descendu un bon paquet de mangas dans les transports en commun !


Côté romans

 

Tout d’abord, j’ai consacré l’essentiel de mon temps de lecture à la maison à la relecture des Robin Hobb. Je lui ai donné la priorité jusqu’à la fin de l’année, car une fois que les nommés au Prix Imaginales des Bibliothécaires seront annoncés, je serai occupée jusqu’au mois de mai avec ces livres-là.

Je ne voudrais cependant pas mettre trop longtemps à finir ma relecture. Celle-ci me prend du temps, car ce sont de gros volumes (près de 800 pages) dotés d’une police assez petite. J’ai donc fini le premier tome de la troisième trilogie du Royaume des Anciens, et bien entamé le suivant. Je doute de réussir à lire le troisième avant les Imaginales, ce sera donc pour le printemps.

 

J’ai entrecoupé cette relecture d’un texte qui s’insère dans le même cycle, The Wilful princess and the Piebald Prince (Le Prince bâtard, en français), que je n’avais encore jamais lu mais qui apporte un complément à cette seconde trilogie passée auprès de Fitz et du Fou. J’ai tout simplement adoré ce conte !

Le seul autre roman que j’ai lu, c’est la suite de Chevauche-Brume, Les Flots sombres, de Thibaud Latil-Nicolas. J’ai encore une fois passé un bon moment, mais j’écrirai plus en détail à son sujet dans un prochain article.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Côté BD

 

J’ai profité de mes récents trajets pour commencer plusieurs série de mangas : Choubi-Choubi, mon chat pour la vie, un énième manga drôle et mignon sur un chat par Kanata Konami, Les Héros de la galaxie, space opera adapté d’une série de romans de SF japonais, Don’t fake your smile, shôjô sur les violences faites aux femmes dans un registre un peu plus léger que En proie au silence (celui-ci est un seinen donc c’est normal que le ton soit plus sérieux et plus dur), et Bienvenue au club, un shôjo assez classique mais plutôt amusant et doté de personnages attachants et hauts en couleur.

J’en ai profité pour continuer En proie au silence, dont les tomes 2 et 3 m’ont davantage enthousiasmée que le premier, Close to Heaven, shôjô mignon sans plus parce que de moins en moins crédible, et Your lie in april que j’ai terminé.

J’ai été un peu déçue par ce manga sur la musique et le deuil, sa réputation m’a sans doute donné trop d’attentes. C’était bien, mais je n’ai pas eu de coup de cœur.

 

 

 

Je n’ai pas lu que de la bande dessinée venue du pays du soleil levant : il y a de bons crus par chez nous.

 

En particulier, j’ai beaucoup aimé Tant pis pour l’amour. Ou comment j’ai survécu à un manipulateur, épais témoignage autobiographique sur une relation toxique vécue par l’autrice avec un manipulateur. Ce n’était pas une lecture facile pour moi parce que le sujet me touche personnellement, mais elle permet à ceux et celles qui l’ont vécu de revoir les choses avec du recul, et elle met en lumière les mécanismes à l'œuvre dans ce genre de relation. On y trouve également une mine d’interlocuteurs vers qui se tourner (associations, structures d’accueil, etc), même si je regrette que les coordonnées se focalisent sur la région parisienne.

 

Seules à Berlin m’a laissé une impression étrange, je ne saurais dire si j’ai véritablement aimé ou pas. Pourtant, il m’a marquée. Son dessin est parfois vraiment saisissant et il y a un propos et un ton âpres que j’ai tendance à apprécier. Voilà une approche que j’aime bien : faire connaître sans fard, sans fioritures, une réalité dure, mais à l’aide d’une esthétique singulière qui permet de se souvenir des pages même après avoir oublié son contenu précis.

 

En ce qui concerne le Marion Montaigne que j’ai lu, Tu mourras moins bête… mais tu mourras quand même, tome 2, j’avoue que j’ai surtout ressenti de la déception. Le premier tome m’avait beaucoup fait rire et ici, je n’ai fait qu’esquisser quelques sourires. Il y avait beaucoup de blagues pipi-caca-sexe et cela diluait un peu trop à mon goût les informations scientifiques apportées. Parfois, je n’étais pas sûre de comprendre où s’arrêtait l’information et où commençait la blague, mais c’est peut-être juste moi qui suis bête... Dommage, parce que j’aime bien la démarche. Je lirai la suite, je n’ai pas trouvé que c’était mauvais pour autant.

 

J’ai jeté un coup d'œil au premier tome de l’Âge d’or, dont j’ai beaucoup aimé le dessin qui me faisait penser à des tableaux. Par contre, il est tellement fouillé que la lecture de l’image est parfois difficile. Quant à l’histoire, je dois dire qu’elle m’a intriguée. Le titre commence de façon classique, en suivant la fuite d’une princesse qui aurait dû hériter du royaume de son père. Et puis la piste se brouille, et à la fin du tome, on ne sait plus vraiment si le camp de la princesse est vraiment celui des gentils...

 

J’ai enfin lu le Detection Club de Harambat qu’on m’avait offert l’an dernier, et que j’avais envie de lire par ailleurs. Il s’agit d’une BD policière à énigme, à l’image des oeuvres des protagonistes, des auteurs de romans policiers dont la très célèbre Agatha Christie. J’ai beaucoup aimé l’histoire, vraiment digne des œuvres dont elle s’inspire, et surtout ses personnages et ses dialogues, avec beaucoup de répliques humoristiques qui font mouche.

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A
Oh, le Pedrosa me fait bien envie !
Et tu m'as donné envie de relire les Robin Hobb avant d'attaquer le dernier...
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Z
Prépare tes mouchoirs pour tu sais qui...