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Zelda, Princesse bibliophile

Bilan culturel de 2020 : le positif

2 Janvier 2021, 18:15pm

Publié par Zelda

L’année terrible est passée et nous espérons tous que ce petit chiffre en plus nous permettra enfin de voir le bout du tunnel. Elle a bouleversé nos rapports aux autres, au travail, à nous-même aussi parfois, au travers d’un nouveau regard sur notre consommation, en nous éveillant à une conscience écologique et un souci du produit local, mais aussi en nous poussant lors du premier confinement à découvrir de nouvelles activités.

Il en va de même pour moi : j’ai repris ce blog en main pendant ce fameux confinement, et même après être retournée travailler sur place presque normalement, j’ai essayé de continuer à l’entretenir. Pour bien démarrer l’année, je vais me saisir de ce rituel qui consiste à faire un bilan, non pas pour faire table rase du passé, mais pour en apprécier ce qu’il m’a apporté, sur le plan culturel.

 

D’après Goodreads, j’ai lu 159 livres en 2020, sachant que je n’ai pas pu enregistrer certains mangas dont ils n’avaient pas la référence, et que moi je n’avais pas envie de les rajouter. Ça fait beaucoup, mais le gros est constitué de bandes dessinées, lues bien plus rapidement que des romans. 

Est-ce qu’au moins, toutes ces heures de lecture que ce chiffre représente en valaient la peine ?

Je ne vais pas évoquer tous ces livres, déjà parce que ce serait trop long, et ensuite parce que ce ne serait pas pertinent : j’en ai déjà mentionné beaucoup dans mes articles tout au long de l’année. J’ai plus envie de dégager ceux qui ont le plus marqué mon année. Il y en aura dans le lot que j’ai bien aimé et que je ne nommerai pas à nouveau ici, ça ne veut pas dire que j’ai changé d’avis !

Je passerai aussi en revue rapide le cinéma et les séries.

Même en essayant de condenser au maximum, une année c’est long, surtout quand on a été confiné plusieurs fois. Je préfère donc publier ce bilan en deux articles. Et nous allons commencer avec le positif ! Je publierai la suite demain à la même heure.


 

Les coups de coeur et le coup de “ça en valait la peine d’en chier”


Du côté des livres, mon année a été marquée par la relecture des Robin Hobb, qui a connu un véritable coup d'accélérateur, et qui n’est pourtant pas finie. Il y a aussi eu le Prix Imaginales des Bibliothécaires, auquel j’ai consacré plusieurs articles pour la première fois depuis que j’y participe. J’en retiens globalement une belle expérience, même si je n’ai pas aimé tous les livres, parce que j’ai apprécié d’échanger avec mes collègues à leur sujet.

 

Voilà maintenant quelques titres qui sont sortis du lot, mais je vais essayer de n’en mentionner qu’un seul par support/genre :

Côté mangas, je retiens Les Liens du sang, le manga malaisant de Shuzo Oshimi sur une relation mère-fils toxique, et côté franco-belge, c’est la Fille dans l’écran, de Manon Desveaux et Lou Lubie, qui l’emporte.

Côté littérature générale, mon cœur va à L’exception d’Audur Ava Olafsdottir (voir mon article sur ce livre), et côté littératures de l’imaginaire, c’est en tout premier The Wilful Princess & the Piebald Prince que je retiens.

Je recommande aussi, pêle-mêle, les mangas Blue Flag de Kaito, Nos compagnons de Taniguchi, et Adieu, mon utérus de Yuki Okada.

 

 

Enfin, j’aimerais revenir sur Les Furtifs de Damasio, qui avait bénéficié d'un article dans le cadre du Prix Imaginales des Bibliothécaires : même si sa lecture m’a été difficile, je tiens à en reparler parce que ce livre a continué de me poursuivre tout le reste de l’année. Plus le temps passe, et plus je suis heureuse de l’avoir lu. Je ne peux pas le qualifier de coup de cœur, mais c’est assurément un coup de “ça en valait la peine d’en chier”.

 

 

En matière de séries télé, j’ai a-do-ré Parks & Recreation, très drôle, feel-good, belle critique satirique de l’Amérique profonde. Vraiment, si vous avez la possibilité de la regarder, je vous la recommande mille fois. J’ai aussi été très touchée par le final de Big Bang Theory, que j’avais envie de revoir à peine après avoir bouclé le visionnage du dernier épisode. Et puis j’ai été époustouflée par The Dark Crystal : Age of Resistance, comme vous le savez déjà.

 

Mes coups de cœur ciné de l’année sont plutôt nombreux en dépit des circonstances : la crise sanitaire m’a empêché de profiter de mon abonnement comme d’habitude. J’ai beaucoup apprécié 1917, que j’ai failli ne pas pouvoir visionner sur grand écran (et ça aurait été dommage), A couteaux tirés, truffé de dialogues qui font mouche, Parasite, une vraie claque, Jojo Rabbit, qui m’a beaucoup touchée, et Relic, vu dans le cadre du Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg, très beau film fantastique sur la mémoire et l’amour inter-générationnel.

A la maison, j’ai aussi beaucoup aimé Coco, le film d’animation, pas la vieille comédie française nulle avec Gad Elmaleh, Bienvenue à Marwen, film doux-amer sur le syndrôme post-traumatique dans lequel Steve Carell crève l’écran, Princess Bride, que j’ai trouvé drôle, décalé et touchant à la fois, et last but not least, la version de 1978 de l’Invasion des profanateurs, qui bénéficie d’une tension haletante du début jusqu’à sa fin glaçante (sans parler du sexy Jeff Goldblum, mais je m’égare).

 


Le coup de “mais qu’est-ce que c’est que ce truc ?”

 

Cette catégorie à part n’est là que pour un film, un seul : The Rocky Horror picture show, incroyable ovni que je n’avais encore jamais vu. Mon compagnon en est devenu fan instantanément, mais en ce qui me concerne je le considère surtout comme une expérience de visionnage étonnante, détonante, et unique. Que j’aime ou pas n’est même pas la question : il est tellement à part qu’il fallait que je l’ai vu.

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