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  • : Du cinéma, de la littérature, et un peu de féminisme au milieu.
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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 14:55

 

  Je glandais tranquillement sur le fameux site bleu et blanc quand je suis tombée sur une vidéo partagée par un de mes contacts, montrant des inconnus s'embrassant pour la première fois. Et que vous pouvez voir là.

 

 


 

 

 

 

  Est-ce l'envie de procrastiner qui m'a poussée à la regarder ? Ou bien était-ce du voyeurisme ? Le fait que mes lèvres n'en ont pas rencontré d'autres depuis plus d'un mois ? Peu importe : cette vidéo m'a remué quelque chose dans le ventre (peut-être même que c'était mes ovaires).

 

  La première chose que je me suis dit, évidemment, c'est que moi aussi, j'avais envie de mélanger ma langue à celle de quelqu'un d'autre.

  Et puis ensuite je me suis souvenue avec tristesse d'envies que j'ai pu avoir par le passé. Des envies d'avoir quelqu'un à embrasser, pas forcément quelqu'un avec qui je coucherais, et encore moins de quelqu'un avec qui avoir une relation sérieuse et construire un avenir commun. Non, juste quelqu'un à embrasser. Comme un sexfriend, qu'on voit pour coucher avec, mais sauf que là, ce serait juste pour s'embrasser.

  Malheureusement, ces envies s'accompagnaient de ce constat : on n'embrasse pas les gens juste pour les embrasser. Le baiser, c'est pas une finalité. C'est presque toujours une étape, et même souvent la première, sur la route (voire parfois l'autoroute) des relations charnelles. On sait qu'après un baiser, il y a autre chose, d'autres choses. Quand on embrasse quelqu'un, on sait qu'à un moment donné, ça va se terminer au lit, ou si ça n'arrive pas, on le fait quand même avec plus ou moins cette idée en tête. Même si ça n'arrive pas forcément tout de suite après le baiser. Ca peut être une heure après, ou deux jours plus tard, ou après trois rencards, après le premier baiser ou après le cinquantième, mais qu'importe : vous voyez l'idée. Ce n'est pas pour rien que le verbe "baiser" a fini par exprimer autre chose. Quand il y a baiser, c'est qu'on va baiser.

 

  Outre la féministe en moi qui s'insurge contre notre sexualité qui tourne toujours autour de la pénétration de manière obsessionnelle (comme si le sexe ça n'était que ça), il y a aussi mon côté un peu bisounours-guimauve-tendre qui trouve ça dommage. Je rêve d'un monde où on pourrait juste s'embrasser, pour s'embrasser, et juste pour ça, parce qu'un baiser c'est tellement agréable, et que ça n'a pas besoin d'être suivi d'acrobaties pour être agréable et même, tiens, osons le mot, satisfaisant.

  Je savais bien-sûr, à l'époque, que je ne pouvais pas simplement aller voir un mec et lui dire "eh dis, tu veux bien qu'on s'embrasse, et qu'on fasse rien d'autre, juste parce que c'est sympa de s'embrasser ?". Je ne pouvais pas parce que je me doutais bien qu'on me rirait au nez. Quel homme accepterait d'embrasser une femme, si ce n'est pas pour que ça mène vers autre chose ?

  Mais aujourd'hui, j'ai envie de protester contre ça. Aujourd'hui j'ai envie de proposer un autre mode relationnel : le kissfriend.

 

  Déjà parce que les baisers, longs, courts, avec ou ou sans la langue, doux et tendres ou passionnés et voraces, c'est toujours chouette. Qui n'aime pas ça ?

  Ensuite parce que d'une, c'est plus facile de s'organiser pour s'embrasser que pour coucher ensemble : ça ne coûte rien, ça ne prend pas forcément beaucoup de temps, on peut sauter les préliminaires sans problème, on peut le faire en public plus facilement, et ça demande nettement moins de préparation (les plus tâtillons vous demanderont de vous brosser les dents, c'est pas la mer à boire non plus).

  Et de deux, on n'a pas la pression de ce qui va se passer après : il ne va rien se passer après. On n'a même plus la pression de la performance sexuelle. Quant à la performance exigée par le baiser (oui je vous vois venir, alors je prévois le coup), je pense qu'il est quand même moins risqué pour l'amour-propre, et moins difficile, d'apprendre et de s'adapter à l'autre quand il ne s'agit que du baiser, et pas encore en plus de tout le reste (ne faites pas semblant : on juge déjà nos partenaires sur leur façon d'embrasser, ça ne changerait pas grand chose de ce côté-là).

 

  Bref, moi j'aimerais bien avoir un kissfriend. Ou même rien qu'un hugfriend.

 

  Ca ne vous tente pas ?

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commentaires

Tsu MC 03/04/2014 18:22

Kissfriending, intéressant... je réfléchis à tout cela... Hugfriending, Sexfriending... je suis en train de rédiger un post pour mon blog ! :-). J'espère que tu as trouvé ton Kissfriend.