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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 19:25

 

  Qui n'a jamais utilisé ou entendu cette expression lorsqu'il était confronté à une information qu'il avait besoin de chercher ? Dans le temps, on aurait répondu "l'encyclopedia universalis est ton amie", mais depuis l'invention du moteur de recherche le plus célèbre (et le plus controversé ?) du globe, on ne peut plus poser une question aux gens sans que ça leur démange de nous envoyer sur les roses en nous rétorquant qu'on n'a qu'à demander à Google, puisque lui, c'est notre ami, et eux, visiblement, non.

  Eh bien moi j'en ai vraiment ras la casquette de ces abrutis à qui demander conseil paraît déjà trop demander. "Oui, on est potes, et je lis toutes tes aventures passionnantes sur facebook, même quand tu racontes que t'as bouffé une pomme, et j'adore suivre l'évolution de tes statuts amoureux et les commenter comme quand je lis Gala, mais bon, me demande pas si je sais un truc, t'es lourd ... hein, quoi, mon métier ? Que ça concerne mon métier ? Ah mais je m'en fous moi ! Même si je sais la réponse, t'as pas à poser la question. Cherche la réponse toi-même, loin de moi, de préférence".

  Et puis, quand on balance une question sur facebook, un forum, ou quelque chose approchant du réseau social d'une manière ou d'une autre, en se disant qu'il doit bien y avoir un pelé dans le lot qui connaît la réponse, ou qui saura au moins où nous dire de chercher (mais là je dis où vraiment chercher, c'est-à-dire que si vous avez un problème de grammaire, il aura le bon sens de vous suggérer un manuel de grammaire ou sa version en ligne, au lieu de Google), franchement, c'est pas la peine de vous la ramener avec un "Google est ton ami" qui ne sert strictement à rien parce que figurez-vous que

1. On connaît Google aussi, alors si on vous pose la question c'est que justement, on avait pas envie de la lui poser à lui.

2 Ou alors on l'a déjà fait mais on n'a pas trouvé sa réponse satisfaisante.

3. Si vous n'en savez rien, ce n'est pas la peine de l'ouvrir... on pose la question à ceux d'entre vous qui pourraient savoir. Vous allez quand même pas me faire croire que quand vous étiez môme, vous leviez le doigt à chaque question de la maîtresse pour lui répondre "je sais paaaaaaas, demandez au livre de maaths !".


  Alors ça va paraître peut-être subtil mais en ce qui me concerne, je considère que poser la question à des gens susceptibles de connaître la réponse (à tout hasard, interroger mon pote informaticien quand mon windows update fomente une rébellion) c'est aussi une façon de chercher la réponse soi-même. Plus qu'en posant son cul sur un canapé en maugréant que "ça marche paaaas".

  J'ai cette tendance naïve à croire que je peux faire confiance aux gens que je connais pour m'informer sur des domaines qui se trouvent appartenir à leurs passions ou à leurs qualifications professionnelles. Un livre, Google, Wikipedia, un forum, tout ça c'est très bien... mais moi je veux parfois l'avis de quelqu'un qui a fait l'expérience de ce qui m'intéresse, comme par exemple, la sagesse de nettoyer ses cds avec du dentifrice. Google a beau me répéter que ça se fait, moi, je préfère l'entendre de la bouche de quelqu'un qui l'a fait et qui en est content.

 

  C'est peut-être aussi ma formation qui veut ça. On m'a appris qu'il fallait se méfier des informations qu'on trouvait sur internet. C'est une mine d'or, je suis d'accord - on y trouve tout et n'importe quoi. Ce qui veut dire qu'on peut avoir de la chance, tout comme on peut tomber sur un rigolo qui a eu envie de se moquer des gens qui utilisent les forums de Doctissimo.

  Wikipedia, c'est un peu le même problème que les forums, d'ailleurs. C'est collaboratif, ce qui veut dire que tout le monde peut apporter sa pierre à l'édifice. J'ai beau trouver l'idée formidable et constructive, ça ne m'empêche pas de savoir qu'il y a parfois des gens qui y mettent des informations erronées ou carrément à côté de la plaque (allez voir les fiches des catcheurs, vous allez vous marrer, si ça a pas changé depuis que j'y étais).

  Quand il s'agit de se donner des idées, de glandouiller tout en s'intéressant à des domaines divers et variés, c'est très bien, mais quand on cherche une information précise et fiable, surtout dans un contexte professionnel, on ne peut pas juste se fier à Google et Wikipedia sans avoir le réflexe ensuite de vérifier l'information auprès d'une source fiable. Par exemple, en cours, on s'est retrouvés à modifier la page Wiki d'Anne Perry parce qu'on s'est rendus compte que les dates de publication étaient fausses. Où trouver cette information ? Le site de la BnF. Un truc officiel, quoi, de gens dont c'est le boulot.

  Alors, je dis pas, il peut y avoir des physiciens très calés qui contribuent à l'enrichissement du net, mais je vous assure que tous les gens que je rencontre à la bibliothèque ne sont pas forcément capables de faire la différence entre sa contribution à lui et le site web amateur d'un collégien qui raconte des conneries.

 

  Et comme tout le monde n'est pas forcément un professionnel de la documentation, tout le monde ne connaît pas tous les sites officiels (ou vraiment reconnus) les plus indiqués dans tel ou tel cas. Dans ce cas, demander aux gens qu'on connaît, à l'ancienne, ça peut être pas mal aussi.

  Et puis, au lieu de toujours se tourner frénétiquement vers une machine ou un objet quelconque, s'adresser à des gens, c'est tout bête hein, mais ça peut renforcer une chose sympa qui s'appelle les rapports humains. Avec des gens, vous voyez. Des fois, discuter avec des gens, ça peut nous en apprendre tout autant, voire plus.

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