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Zelda, Princesse bibliophile

La vie, c'est comme une bibliothèque, épisode 2

22 Février 2012, 11:00am

Publié par Reika

  Il faut croire qu'on ne peut pas s'empêcher de faire des parallèles entre le fonctionnement de sa vie et celui de son domaine professionnel.

 

  Cette fois-ci, j'ai envie de dire que l'être humain est comme un fonds courant de bibliothèque.

 

  Il n'est jamais jamais complet et jamais terminé. On peut l'enrichir, le spécialiser, ou tenter de le rendre exhaustif, mais son accroissement est sans fin. Pour ce faire, il va falloir mettre en place une politique d'acquisition, de la même manière que tout un chacun doit décider de la façon dont il veut mener sa vie.

  Il faut se demander quel type de personne on veut être, comme le bibliothécaire doit se demander quel type de fonds il veut proposer au public. Quelle est l'identité de mon fonds ?

  On fera nos choix d'acquisition en fonction des réponses à cette question, et aussi un peu du budget (période de crise oblige). Le budget, c'est un peu le patrimoine de départ : on a tels moyens, et faut qu'on se débrouille avec pour mettre en place quelque chose de potable. Comme partout, il y a des gens qui ont plus de chance que d'autres.

  Et on fait quoi des suggestions du public ? On dit oui à tout, quitte à acheter des livres qu'on a déjà ou qui sont de piètre qualité, comme on dit oui à des relations toxiques qu'on a déjà vécues ou à des boulots mal payés, faute de mieux ? Ou bien on explique pourquoi on ne veut pas ?

 

  En dehors des achats habituels, l'accroissement d'un fonds peut aussi se faire par les dons, les legs, les dations...

Les dations, c'est rare. Il s'agit de s'acquitter d'une dette en nature. Je dois du fric aux impôts ? Prenez ma collection de livres de Sartre ! Les gens qui compensent en nature le mal qu'ils vous ont fait, il n'y en a pas tant que ça. Quoique, en cas de divorce...

  Les dons ? Ah oui, c'est bien, c'est gratuit, et ensuite, les documents sont à nous. Même si on nous refile les bouquins poussiéreux d'une secte. Ou un vieux livre de sciences qui n'est plus du tout à la page. Il y a parfois des dons dont on se serait bien passés... Là encore, la politique d'acquisition doit en tenir compte : qu'est-ce qu'on fait des dons ? Est-ce qu'on les accepte tous ? Un des conservateurs qui nous fait cours nous a expliqué qu'il était bon de savoir dire non.

  Les legs, ce sont des choses qu'on reçoit en masse après la mort de quelqu'un qui a décidé dans son testament de les léguer à la bibliothèque. Un peu comme tous les souvenirs qu'on a de tous les proches qu'on a perdus (et une certaine proportion de leurs possessions).

 

  Et c'est pas parce que vous avez des supers bouquins que les gens vont avoir envie de venir les emprunter. Non, il faut avoir une bonne communication et travailler son image.

 

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A
On va dire que je suis plutôt comme un Wiki alors :) Je me bonifie constamment grâce aux contributions des autres :D
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A
Ton parallèle est décidément bien trouvé.

Signé: Un vieux bouquin d'informatique.
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R


Merci :)


Un vieux bouquin d"informatique ? Mais tu es obsolète alors !


(Tiens, ça me donne une idée de suite... dès que je rentre...)