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  • : Du cinéma, de la littérature, et un peu de féminisme au milieu.
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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 11:00

 

  A l'IUT, on m'a dit qu'il fallait lire ce que les gens lisent, c'est à dire tout le contraire de ce que j'aime lire le plus. Alors, exit Dickens et la science fiction. Et voilà, je fais mes (presque) premiers pas dans le monde merveilleux et cocasse de la chick lit', autrement dit, la littérature de nanas. Oui c'est un peu sexiste comme appellation, mais reconnaissons que peu d'hommes ouvrent ce genre de bouquins. La preuve : l'autre jour à la médiathèque, j'ai regardé l'historique de prêt d'un roman de chick lit' que je voulais emprunter, et j'ai constaté qu'il n'y avait que de femmes qui l'empruntaient.

  Attention, la chick lit', ça n'a rien à voir avec les romans à l'eau de rose classiques. Barbara Cartland, Harlequin, c'est dépassé. La chick lit' ne se prend pas trop au sérieux, et se veut ancrée dans notre monde contemporain. Elle repose toujours sur une bonne dose d'humour et sur des aventures rocambolesques incroyables. Le roman emblématique du genre, c'est le fameux Journal de Bridget Jones d'Helen Fielding (que je n'ai toujours pas lu pour la simple et bonne raison que j'ai déjà vu le film et que ça me suffit).

  A Noël, on m'en a offert un, que je viens enfin de lire, et qui vaut franchement le détour. C'est donc de celui-là que je vais vous parler.

 

  Rien que le titre est exceptionnel : Ne dites pas à ma mère que je suis voyante, elle me croit libraire à Vancouver (Eileen Cook). Je suis d'autant plus impressionnée par cette mode de faire des phrases absurdes en guise de titre lorsque je vois que la version anglaise se contente d'un mot et d'un seul : Unpredictable. En France, on est plus fun. Ou alors on prend davantage les femmes pour des idiotes... Je vous laisse choisir l'explication qui vous sied.

  Non seulement le titre est accrocheur, mais en plus, la couverture l'est aussi. Ce genre de bouquins bénéficie par chez nous d'illustrations de couverture assez gaies et colorées qui attirent l'oeil et représentent plutôt bien le contenu, léger et mignon. Ils ont même pu s'associer aux talents de dessinateurs reconnus comme Pénélope Bagieu, à qui l'on doit l'illustration du livre dont je vous parle (même une paraphrase va plus vite que le titre -_-').

 

  Et l'histoire ? C'est un magnifiquissime n'importe quoi, du début à la fin : totalement jouissif.

  Tout commence lorsque l'héroïne décide d'entrer par effraction (!!) dans la buanderie de l'immeuble de son ex (!!) afin de lui piquer ses chaussettes (oui, vous avez bien lu). Forcée de se cacher lorsque celui-ci entre à l'improviste, elle devient malgré elle le témoin d'une scène qu'elle n'aurait pas voulu voir : son ex draguant une blondasse aux mensurations Alerte à Malibu. Pire encore : après le départ de ces deux-là, elle croit pouvoir s'en aller enfin et se retrouve prise en flag au milieu des chaussettes de son ex par un illustre inconnu.

  Je vous avais prévenus que ce serait n'importe quoi !

 

  Elle affirme tout de suite que ses actions sont parfaitement justifiées, dans la première phrase du premier chapitre, dont je vais vous faire profiter : "Pour commencer, je tiens à apporter une précision essentielle : j'ai une excellente raison d'entrer par effraction dans l'immeuble de mon petit-ami".

  Tout ceci fait partie d'un plan machiavélique qu'elle a mis au point afin de récupérer son mec, fraîchement devenu son ex, qu'elle pense être l'homme de sa vie. Ce plan consiste à jouer les poltergeist, donc, en subtilisant ses chaussettes, mais aussi en déplaçant sa voiture dans le parking à son insu, par exemple, car elle est persuadée que c'est comme ça qu'il réalisera à quel point il est incapable de se débrouiller sans elle.

  Petit à petit, ce plan va évoluer. En découvrant que Blondasse croit à l'astrologie, elle va décider de se faire passer pour une voyante auprès de celle-ci afin de la convaincre soit de rompre avec Mister Chaussettes, soit de faire des trucs cons qui ne peuvent que le faire fuir. C'est là que commencent les vrais ennuis...

 

  Personnellement je trouve que c'est un plan foireux, et il m'a paru clair dès les premières lignes que cette femme était complètement fêlée. C'est pour ça que je l'ai immédiatement adorée.

  Elle est tellement désespérée qu'elle est prête à recourir à n'importe quelle extrémité pour ne pas perdre l'homme qu'elle aime. Je sais que ça paraît parfaitement crétin du point de vue du commun des mortels, mais j'ai trouvé facile de m'identifier à elle, en ce qui me concerne. Moi aussi je fais des trucs complètement débiles quand je perds un homme que j'aime.  

  Je sais ce que c'est de persister dans le déni, de refuser catégoriquement d'accepter la réalité, et de se répéter avec un air buté qu'on ne peut pas le laisser partir, qu'il faut qu'il revienne, que ça ne peut pas être autrement. Enfin, non, n'allez pas croire que je fais ça tout le temps, je ne l'ai fait qu'une fois, cette année. Il faut croire que je me ramollis, avant j'avais l'habitude de foutre la paix à quiconque ne se rendrait pas compte de ma splendeur innée.

 

  Ma conclusion sur l'ouvrage ? Fun, pas prise de tête, tout ça tout ça. J'ai beaucoup apprécié la lecture, j'ai trouvé le style très agréable et l'histoire fort divertissante. Assez pour avoir du mal à le poser. Mais il ne faut pas se leurrer : on lit ce genre de livres pour pouvoir vivre certaines choses par procuration, pas pour se sentir plus intelligent.

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Published by Reika - dans Lectures
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commentaires

kelly 01/05/2012 09:19

ça a l'air nice!